Pôle Pégase: site d’archive du pôle de compétitivité aérospatial

Ce site n’est plus le site officiel d’une organisation active. Le pôle de compétitivité Pôle Pégase a fusionné le 18 décembre 2015 avec le pôle Risques pour former Safe, aujourd’hui connu sous le nom de Safe Cluster. Cette page en garde la mémoire. Elle raconte la décennie où Pégase a structuré l’aérospatial du Sud, de sa labellisation en 2007 à sa fusion en 2015.

Si vous cherchez l’organisation actuelle, ses contacts ou ses projets en cours, ils se trouvent sur safecluster.com, pas ici. Le reste de cette page raconte ce qu’il y a eu avant.

Origines: un pôle labellisé en 2007

Pégase est né au milieu des années 2000, dans la première vague des pôles de compétitivité voulue par l’État français. Christian Estrosi, alors ministre délégué à l’Aménagement du territoire, est à l’origine de sa création. Le label officiel arrive en 2007, deux ans après la première vague de labellisation de 2005.

La mission tenait en une phrase, plus difficile à réaliser qu’à énoncer. Fédérer entreprises, laboratoires et universités de Provence-Alpes-Côte d’Azur autour des nouveaux usages aéronautiques et spatiaux. La région vivait alors dans l’ombre de Toulouse, capitale aérospatiale de référence du pays. Pégase a servi de point de ralliement pour une filière dispersée entre Marignane, Cannes et Aix-en-Provence.

Repères chiffrés avant la fusion

Les chiffres ci-dessous datent d’avant la fusion de 2015. Ils ne reflètent pas la situation actuelle de Safe Cluster, qui publie ses propres données.

Indicateur Valeur Date
Membres du pôle Pégase environ 300 à 325 2015
Entreprises de la filière régionale, dont PME et TPE 300 entreprises, dont 190 PME et TPE 2015
Emplois revendiqués par Pégase (environ 80% des acteurs de la filière) environ 18 000 2015
Chiffre d’affaires de la filière aérospatiale régionale 5,5 milliards d’euros 2013
Emplois de la filière aérospatiale régionale, tous employeurs confondus 35 000 2013

Les deux industriels qui portaient l’essentiel de ce poids étaient Eurocopter à Marignane (devenu depuis Airbus Helicopters) et Thales Alenia Space à Cannes. En rapportant les 18 000 emplois revendiqués par Pégase aux 35 000 emplois recensés pour l’ensemble de la filière régionale, le pôle représentait alors environ 51% des emplois du secteur. C’est une part nettement inférieure aux 80% d’entreprises adhérentes revendiqués par ailleurs. L’écart s’explique par la présence de grands employeurs qui n’adhéraient pas tous au pôle.

Ce que le pôle a mis en développement

Pégase n’a jamais misé sur un seul type d’appareil. Hélicoptères, drones, dirigeables et systèmes spatiaux relevaient tous de son périmètre, l’idée étant de travailler sur des usages plutôt que sur un produit unique.

Le projet Henri Fabre a démarré au début des années 2010, autour du Technoparc des Florides à Marignane. Il visait à développer une filière mécanique, matériaux et procédés du futur, sur un site de 150 hectares. La plateforme Inovsys, associée au projet, a mis le prototypage avancé et la fabrication additive à portée des industriels de la région. Autre chantier de la période: les dirigeables stratosphériques, à mi-chemin entre le drone et le satellite. Le plus connu, le Stratobus de Thales, était pensé pour l’observation et les télécommunications de longue durée.

Une pépinière près de l’aéroport d’Avignon-Provence

Sur le technopôle aéronautique installé du côté de l’aéroport d’Avignon-Provence, Pégase a fait grandir une pépinière d’entreprises. De jeunes sociétés y trouvaient des locaux, un accompagnement et un voisinage: celui d’un secteur entier réuni au même endroit.

Décembre 2015: la fusion avec le pôle Risques

Le 8 décembre 2015, Pégase et le pôle Risques annoncent leur intention de fusionner. Dix jours plus tard, le 18 décembre, au Palais des Festivals de Cannes, les deux assemblées générales votent l’union devant environ 250 invités.

Le nouvel ensemble prend le nom de Safe, pour Security and Aerospace Actors for the Future of Earth. Il regroupe alors près de 600 membres, dont 325 issus de Pégase et 280 du pôle Risques, une vingtaine de structures étant communes aux deux, essentiellement des universités et des laboratoires. Michel Fiat, directeur des opérations de Thales Alenia Space, prend la présidence du nouveau pôle. Sébastien Giraud, qui dirigeait le pôle Risques, devient directeur de Safe.

La logique de la fusion tenait en un constat. Les systèmes aériens et spatiaux et la prévention des risques naturels et industriels se recoupaient déjà largement sur le terrain. Un drone qui repère une avalanche ou un dirigeable qui transporte du matériel d’urgence relève des deux mondes à la fois.

Pourquoi cette archive reste en ligne

Ce site n’est plus mis à jour depuis la fusion et ne remplace en rien le site officiel de Safe Cluster. Il reste accessible comme mémoire numérique d’une décennie de la filière aérospatiale du Sud de la France, entre les origines du pôle au milieu des années 2000 et sa fusion en 2015.

Où trouver l’organisation actuelle

Safe Cluster, l’organisation issue de la fusion, est domiciliée au Domaine du petit Arbois à Aix-en-Provence. Elle anime aujourd’hui un réseau de plusieurs centaines de membres sur les filières aérospatiale, sécurité, défense et prévention des risques. Son site officiel, safecluster.com, centralise les contacts, les projets en cours et les actualités du pôle fusionné.